Le changement, par définition lié à l’inconnu, aux événements imprévisibles et aléatoires ne s’improvise pas. Il s’anticipe et se prépare. Cela, de par la nature du changement semble bien contradictoire…
Tout dépend du type de changement auquel l’entreprise doit faire face. S’agit-il d’un changement qui remet en cause l’organisation structurelle et fonctionnelle de l’entreprise, ses valeurs, le sens de son action, sa mission… ?
Ou au contraire, s’agit-il d’un changement qui privilégie l’apport de solutions, favorisant ainsi une certaine homéostasie et donc un non-changement ?
J’attire votre attention sur le fait que quel que soit le type de changement auquel votre entreprise fait face, il est opportun de parler de travail de deuil. Ce terme, psychologiquement très marqué n’est pas trop fort et est fréquemment utilisé en entreprise. En effet, avant de changer, il est indispensable de faire le deuil de ce qu’on quitte. Il peut s’agir d’une perte d’identité dans le cadre d’une fusion ou d’une OPA, d’un poste, d’un dirigeant, ou d’un produit qui constituait le fondement propre de l’entreprise et qui la portait.
Je ne vous développerai pas ici les différentes phases de deuil, mais le changement, aussi brutal et soudain qu’il soit ne pourra s’opérer qu’une fois ce travail réalisé. Et bien souvent, pressés par le temps, et obéissant à des obligations légitimes, les managers n’accordent que peu d’espace à ce travail indispensable
La conduite de changement ne peut se faire qu’avec l’accompagnement de coachs et de consultants, et non pas par des collaborateurs impliqués de quelque façon que ce soit. A chacun son métier…
C’est en vous entourant de professionnels d’entreprise que vous aurez toutes les chances de conduire et réussir le changement. Tout comme l’accompagnement d’une équipe ou d’un collaborateur, nous ne pouvons pas nous avancer sur la durée de la prestation. Elle dépend entièrement de vous et des changements que vous n’aurez pas prévus et auxquels il faudra faire face.