Se faire violence est une expression riche en significations et en implications, que je n’apprécie que très moyennement. Dans notre quête d’amélioration permanente, elle évoque un acte de force intérieure, un défi personnel afin de surmonter des obstacles pour atteindre des objectifs personnels ou professionnels. Ce processus, bien que difficile et exigeant, est essentiel pour le développement personnel et la réalisation de soi, car il amène l’individu à se confronter à ses limites et faire preuve de discipline, de détermination et de résilience. « Il faut parfois se faire violence, je me suis fait violence », … Qui n’a jamais entendu ou formulé ces propos ? Quels sont les différents types de violence ? Comment se définit la violence ? Est-il nécessaire de se faire violence pour avancer ? Se faire violence, est-il un passage obligé ? Je vous propose d’explorer les différentes dimensions de cette démarche, en mettant en lumière ses mécanismes, ses bénéfices et les défis qu’elle engendre, tout en soulignant l’importance de l’équilibre entre exigence personnelle et bien-être.
Coaching de dirigeants de PME et ETI, certifiée HEC.

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Table des matières
En bref
- Se faire violence est une méthode efficace pour tenir sur le long terme : faux. Se forcer brutalement peut fonctionner à court terme, mais à quel prix ! A long terme, cela épuise la motivation, génère du stress et mène souvent à l’abandon. Une démarche plus douce, respectueuse de son rythme et de ses besoins, est bien plus durable.
- Se faire violence prouve qu’on a une forte volonté : faux. La volonté, ce n’est pas se maltraiter pour avancer. La vraie force, c’est de savoir s’écouter, faire preuve de discipline intelligente, et trouver des stratégies qui respectent à la fois ses objectifs et son bien-être. La violence envers soi n’est pas du courage, c’est souvent un signal d’alerte.
- Il est parfois utile de sortir de sa zone de confort, mais sans se brutaliser : vrai. Grandir implique parfois de dépasser ses peurs ou ses hésitations, mais cela peut se faire avec bienveillance. L’idée n’est pas de se faire violence, mais de se challenger progressivement, avec lucidité et respect de soi.
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Est-il bon de se faire violence ?
Quand l’effort conscient pousse au dépassement de soi, sans basculer dans l’auto-maltraitance. Découvrez comment viser l’équilibre entre écoute de soi, récupération, discipline, pour progresser durablement, sans épuisement ni perfectionnisme toxique.

Se faire violence : dépasser ses limites pour grandir
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Les réponses à vos questions sur se faire violence
C’est quoi la violence en philosophie ?
En philosophie, la violence est un concept complexe qui englobe plusieurs dimensions, allant de la force physique brute à des formes plus subtiles de coercition et de domination. De Thomas Hobbes, en passant par Jean-Jacques Rousseau, Friedrich Nietzsche, Emmanuel Kant ou Hannah Arendt, tous le philosophes se sont interrogés sur la nature et la légitimité de la violence : violence inhérente à l’état de nature, produit de la société et de ses inégalités, force créatrice et moteur de changement, atteinte aux principes de respect de dignité humaine et d’autonomie, ou encore lien avec un pouvoir légitime en déclin…
Dans tous les cas, la violence en philosophie reste un concept complexe qui englobe plusieurs dimensions et qui soulève des questions sur la nature du pouvoir, de la justice, et de l’éthique.
Quel est le synonyme de brutalité ?
Le terme brutalité désigne une violence physique ou verbale qui est exercée de manière excessive, cruelle ou sans retenue. Les synonymes de brutalité sont sauvagerie, cruauté, barbarie, bestialité, dureté, férocité, inhumanité, rudesse, acharnement, … Le synonyme le plus courant est violence. Chacun de ces mots souligne différents aspects de la brutalité : force physique, cruauté intentionnelle, absence de compassion.
Quels sont les trois types de violence ?
Il existe la violence physique, la violence psychologique (ou émotionnelle) et la violence structurelle (ou systémique).
La violence physique implique l’utilisation de la force pour causer des blessures ou des dommages corporels.
La violence psychologique (ou émotionnelle) vise à affecter le bien-être mental et émotionnel d’un individu.
La violence structurelle (ou systémique) est quant à elle moins visible mais tout aussi insidieuse. La discrimination, le racisme institutionnel, et la pauvreté en sont des exemples.
Ces trois types de violence sont souvent interconnectés et peuvent se renforcer mutuellement. C’est ainsi qu’ils contribuent à la perpétuation de la souffrance et des injustices dans la société.


