Lorsqu’on dirige une entreprise, il devient presque normal de s’oublier. La pression constante, les responsabilités multiples, les urgences à gérer, les décisions à prendre : tout semble passer avant soi. Pourtant, il y a un coût à cette mise entre parenthèses : fatigue chronique, perte de clarté, réactions excessives, sentiment d’étouffement…
Coaching de dirigeants de PME et ETI

Le dirigeant qui ne prend pas soin de lui s’expose à un lent épuisement, souvent invisible jusqu’à ce qu’il devienne critique. Avoir du temps pour soi, ce n’est pas renoncer à ses ambitions, c’est leur donner une chance de s’inscrire dans la durée.
Je vous propose de retrouver 7 pistes concrètes adaptées à un quotidien exigeant pour prendre soin de soi, et aussi quelques réflexions que la plupart des contenus bien-être n’osent pas aborder.
A la fin de cet article, je répondrai à plusieurs questions sur comment prendre soin de soi en tant que dirigeant.
- En bref
- Intégrer le soin de soi dans la vision stratégique du dirigeant
- Freins fréquents au soin de soi chez les dirigeants
- Apprendre à reconnaître la fatigue cognitive
- Ralentir ne veut pas dire reculer
- Alléger plutôt qu'ajouter
- Ne pas confondre disponibilité et présence
- S'autoriser à ne pas être performant partout, tout le temps
- Définir une écologie personnelle
- 5 pratiques simples à tester cette semaine
- Les réponses à vos questions sur prendre soin de soi quand on n'a pas le temps
En bref
- Pour optimiser sa productivité, le dirigeant doit s’entraîner au « multitasking » (faire plusieurs tâches en même temps), car c’est le seul moyen de gérer le flux d’informations moderne : faux. L’ebook sur la Charge Mentale explique que le multitasking est un mythe ; le cerveau fait en réalité du « switchtasking », ce qui coûte cher en énergie cognitive (et en budget)
- Selon la méthodologie du « Dirigeant Durable », la santé physique et mentale du chef d’entreprise doit être considérée comme le premier actif immatériel stratégique de la PME : vrai. Un dirigeant épuisé met en péril la pérennité de l’entreprise (décisions erronées, risques psychosociaux, ….).
- Un dirigeant doit consacrer la majorité de son temps à ce qui est « Urgent & Important » : faux. C’est un indicateur de dysfonctionnement et de surcharge, non de haute performance. Je le développe dans l’ebook sur la Charge Mentale.
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Les réponses à vos questions sur prendre soin de soi quand on n’a pas le temps
Comment prendre soin de soi sans culpabiliser quand on dirige ?
Il faut sortir de l’idée que le soin personnel est un acte égoïste. Un dirigeant qui s’épuise devient un risque pour l’entreprise :
- Ses décisions se durcissent,
- Son jugement s’altère,
- Ses relations se tendent.
En s’accordant du temps pour se régénérer, il reste en mesure d’agir avec discernement, de piloter avec recul et de préserver la cohésion autour de lui. La culpabilité s’efface dès lors que l’on reconnaît que le soin de soi est au service du collectif.
Est-il possible d’aménager du temps pour soi dans un agenda déjà saturé ?
Oui, mais cela suppose un changement de regard : il ne s’agit pas de libérer une demi-journée, mais de réhabiliter les moments disponibles dans le quotidien : quelques minutes entre deux réunions, un temps de silence au volant, un déjeuner sans sollicitation. Ce sont ces petits temps-là, comme des sas de sécurité, qui, cumulés, réduisent la tension et permettent de respirer, sans perturber l’organisation globale. La clé est dans l’intention, pas dans la durée.
Comment faire la différence entre décompression et fuite ?
La décompression vous permet de vous retrouver. Elle apporte du calme, du recul, une sensation de clarté. La fuite, elle, a tendance à vous disperser. Elle peut temporairement anesthésier la fatigue, mais elle ne règle rien. Pour distinguer les deux, observez ce que vous ressentez après :
- Etes-vous plus clair, plus en lien avec vous-même ?
- Ou simplement dérouté, encore plus vide qu’avant ?
Le soin de soi n’est pas une distraction, c’est un retour à l’essentiel.
Que faire si mon entourage professionnel ne comprend pas ma démarche de ralentissement ?
Il est courant que l’environnement professionnel valorise la réactivité constante et perçoive le ralentissement comme un désengagement. La clé est d’incarner soi-même un nouveau modèle de leadership, fondé sur la clarté, la présence et la maîtrise émotionnelle. En expliquant votre démarche, en montrant ses effets positifs (meilleure qualité d’écoute, décisions plus justes, climat d’équipe apaisé), vous ouvrez la voie à un changement de perception collectif.
Existe-t-il des outils simples pour évaluer mon niveau de surcharge ou de fatigue ?
Certains outils peuvent aider à objectiver votre état : un journal d’énergie hebdomadaire (évaluer chaque jour votre niveau d’énergie mentale et physique) ou des questionnaires comme le Maslach Burnout Inventory. Mais l’un des indicateurs les plus fiables reste votre niveau de patience, de recul et de plaisir au travail. Dès que ces trois indicateurs s’effondrent, il est temps de ralentir et d’ajuster.
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